
OCTOBRE 2010
FAIM ou SATIETE
Comment définir ces mots qui viennent quotidiennement dans nos conversations mais dont le sens varie selon les personnes. Hippocrate (400 av. JC) parlait déjà d’appétit « réel », d’appétit « fictif » et d’appétit « d’habitude ». La découverte du rôle central de l’hypothalamus (minuscule glande du cerveau) au milieu du siècle dernier a montré la complexité des mécanismes qui régulent la prise alimentaire. Notre rythme de vie, l’offre culinaire et le rapport émotionnel que nous avons avec la nourriture peuvent modifier sensiblement la perception de ces 2 sensations. Pourtant celles-ci déterminent notre comportement alimentaire et donc la stabilité du poids si difficile à maintenir après un régime amaigrissant.
1/ Comprendre la sensation de faim :
La faim est ressentie dès que le taux de sucre dans le sang diminue. Elle se manifeste à l’extrême par la fringale du sportif ou l’hypoglycémie de l’écolier qui n’a pas pris de petit déjeuner. Ce phénomène est amplifié par une hormone sécrétée par l’estomac vide, la Ghréline surnommé « l’hormone de la faim ».
Certains aliments comme les sucres raffinés à index glycémique élevé (bonbons, morceaux de sucre) ou l’alcool, pris en dehors des repas stimulent l’appétit en faisant varier brutalement le taux de sucre et d’insuline dans le sang.
Nos sens (odorat, vue, gustation, bruits) interviennent comme déclenchant ou amplifiant la sensation de faim.
2/ Est-ce normal de ressentir la faim ?
Oui, lorsque cet éveil survient à l’heure du repas, il procure un sentiment de besoin qui aide à structurer la prise alimentaire par un vrai repas.. sans culpabilité.
Non quand le déclenchement est la conséquence de grignotages qui envoient de mauvais signaux au pancréas sécrétant de façon intempestive l’insuline responsable d’une prise de poids voire de l’apparition du diabète.
Non quand la sensation survient après un effort physique violent (apports insuffisants) ou le saut d’un repas qui provoque un stress intense.
3/ Existe-t-il de fausse faim ?
Oui, on parle de « faims psychologiques » qui sont en fait des envies ou compulsions parfois très violentes. Le cerveau reçoit l’illusion de faim qui va faire consommer la pâtisserie de 17 heure.
4/ Comment « gérer » sa faim?
En pratique, analyser sa faim ! Est-elle liée à une demande logique de mon corps: distance du repas, exercice physique Ou est-elle liée à des stimuli extérieur (pub, cocktail, rayons de grande surface) Ou est-elle une faim de compensation (inactivité, déprime)
Avoir une alimentation très diversifiée dans l’équilibre alimentaire. Il est reconnu que la composition des menus, notamment en fibres, lisse les apports caloriques. Structurer la prise d’aliments en 3 repas de préférence. Eviter de « grignoter » en dehors des repas, préférer une vraie collation avec un fruit entier ou un laitage ou une tranche de pain complet avec un carreau de chocolat.
Programmer un exercice physique extérieur à l’heure des « fausses faim » et adapter la prise d’aliment en apportant plus de glucides (pâtes, riz) au repas qui précède ce temps d’activité.
classiquement, ne jamais faire les courses alimentaires à jeun.
La prochaine fois, nous étudierons le phénomène de satiété.
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