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Le rire, c’est bon pour vous…
Pour votre système immunitaire
Le rire amène l'hypothalamus (situé à la base du cerveau) à sécréter des endorphines, aussi appelées « hormones du plaisir ». Celles-ci diminuent les sécrétions de cortisol, hormone qui inhibe l'activité du système immunitaire, et l’excès d’adrénaline. Ainsi, le rire favorise la production d'anticorps capables de protéger l'organisme contre les virus et les bactéries.
Pour votre cœur
Des expériences, dont une étude, menée à l'université du Maryland à Baltimore (USA), ont démontré que le rire était efficace pour prévenir la survenue des maladies cardio-vasculaires, en particulier l'infarctus du myocarde. Une séance de 10 minutes de rire par jour permettrait de réduire la pression artérielle. Il améliorerait également la circulation sanguine et l'oxygénation du muscle cardiaque, d’où une diminution du risque de formation d'un caillot sanguin.
Pour stimuler votre digestion
La contraction du diaphragme lors du rire provoque le « massage » de l’appareil digestif, avec stimulation de la sécrétion des sucs pancréatiques. On constate également une modulation des sécrétions d’acides gastriques : estomac moins acide, ce qui permet une meilleure digestion.
Pour favoriser votre sommeil
Le rire prépare au sommeil en permettant de relâcher les tensions internes. Après avoir ri, nos muscles sont dans un état de relaxation qui facilite l’endormissement.
Pour votre moral
Sous l'effet du rire, le diaphragme subit des contractions-décontractions alternatives qui contribuent à réaliser une véritable gymnastique interne, agissant sur les poumons, les organes abdominaux et le système cardio-vasculaire. C’est ce « massage interne » qui serait responsable du sentiment de bien-être et de décontraction que l'on ressent après un bon fou rire.
Le rire, une vraie action relaxante
Du point de vue psychologique, le rire est une détente pour l'esprit : il représente une défense contre le stress, la tristesse et toute autre forme de « déprime ». Pour les psychanalystes, l'humour et le rire sont un moyen de détourner la souffrance psychique et de se protéger : c'est un type de réflexe de fuite dont l’objectif est d’éviter le déplaisir. Beaumarchais nous le disait déjà : « je me presse de rire de tout, de peur d'être obligé d'en pleurer » !
Comment rigoler… autrement ?
Il existe aujourd’hui des « Clubs de rire » : chacun expérimente le rire en groupe, sur une base régulière, pour son plus grand bien. Toutes sortes d’exercices visent à stimuler sa propre capacité à rire, à relaxer et à se libérer de ses inhibitions : renseignez-vous !
Pourquoi préférer les fruits et légumes " de saison " ?
Les fruits et légumes sont meilleurs quand ils sont "de saison". L'expression en elle-même ne signifie pas grand chose, mais ce que nous désignons par là, ce sont les végétaux qui sont cueillis pas trop loin de chez nous et lorsqu'ils sont à pleine maturité. Ces aliments-là ont des qualités incomparables !
Les saisons, ça change tout le temps!
Les fruits et légumes de saison sont mangés à la saison où ils sont mûrs. On peut élargir le terme aux végétaux "du coin" ou en tout cas qui ne viennent pas de trop loin. D'abord parce qu'il sera plus facile pour vous de déterminer quelle est la saison quand c'est votre propre saison - si votre jardin est encore complètement gelé, par exemple, vous savez bien que vous ne trouverez pas de fraises de pleine terre venant de France ! Mais aussi parce que l'avantage des fruits et légumes de saison, c'est-à-dire leur fraîcheur, est aussi garantie par le fait qu'ils ne viennent pas de trop loin. Qui peut dire qu'un ananas est frais quand il a été cueilli il y a plusieurs semaines ?
Fruits et légumes de saison : moins chers, moins pollués
Manger des végétaux en dehors de la saison à laquelle ils mûrissent chez nous, c'est en général plus cher, et surtout cela pollue beaucoup. En effet, pour que nous puissions avoir des fraises à la Saint-Valentin par exemple, il faut les faire venir de pays où il fait soleil en décembre. C'est-à-dire le bout de la terre. Leur prix tiendra donc compte de l'énergie nécessaire pour les transporter, mais aussi pour les conserver le temps du voyage... Et le coût environnemental est lui aussi élevé.
Vitamines en péril
Les vitamines contenues dans les fruits et les légumes sont fragiles. Leur dégradation commence au moment où ils sont cueillis... Il est donc important de déguster les végétaux quand ils sont encore tout frais. C'est-à-dire pas après un voyage en bateau ou en avion, qui aura pu durer des semaines ! Dans la grande majorité des cas il est possible, si vous choisissez des fruits et légumes de saison et de votre région, de les consommer dans les deux ou trois jours suivant la cueillette. Le résultat en termes de santé est incomparable !
La variété dans les fruits et légumes, vous avez tout à y gagner
Dernier avantage aux fruits et légumes de saison: si vous vous en contentez, votre alimentation gagnera en variété. Le paradoxe n'est qu'apparent : tant que nous mangeons exactement ce que nous aimons à tout moment de l'année, nous risquons de manger tout le temps les mêmes aliments. Alors que si vous ne mangez que ce qui pousse naturellement autour de vous, vous vous tournerez naturellement vers des aliments qui vous changeront. Pourpier, potimarrons, toutes les sortes de choux, fruits des bois... De nouveaux horizons vont s'ouvrir à vous !
Manger lentement et maigrir
Quand on mange lentement, on mange moins. Il suffit de laisser bien fonctionner le centre de satiété qui se trouve dans notre cerveau.
Manger vite, c'est manger plus
Nombreuses sont les études qui montrent que lorsque l'on mange vite, on absorbe plus de calories que si l'on mange lentement. La satiété est commandée par un centre situé dans l'hypothalamus. Il reçoit différentes informations qui conduisent peu à peu au rassasiement. Mais pour que cela fonctionne, il faut du temps : 20 minutes au minimum. Lorsque l'on mange vite, que l'on avale tout rond, sans prendre le temps de bien mâcher, la satiété n'a pas le temps de s'installer. On sort de table sans se sentir vraiment bien rassasié et l'on éprouve le besoin de manger de nouveau plus tard, d'où des grignotages qui apportent des calories superflus. De plus, on se ressert en attendant que les autres aient terminé leur assiette : d'où aussi des calories en plus.
Mâcher
Bien mâcher est important pour plusieurs raisons. Les aliments humidifiés par la salive occupent une place plus grande dans l'estomac. Ce qui le distend et modère l'appétit. Les enzymes contenues dans la salive commencent à digérer l'amidon des céréales : du glucose est plus vite délivré, ce qui augmente la glycémie et favorise la satiété. Les aliments bien mâchés sont mieux imprégnés des sucs gastriques qui commencent à dissocier les protéines en acides aminés. Le bol alimentaire passe ensuite, par giclées, dans l'intestin. Les acides aminés rejoignent alors plus vite la circulation sanguine : ils sont aussi un facteur de satiété. En même temps, un certain nombre d'hormones régulatrices de l'appétit sont secrétées par la paroi intestinale et rejoignent le centre de satiété.
Sentir
Le goût et l'odeur des aliments jouent aussi leur rôle dans la satiété. Lorsque l'on mange lentement, on s'aperçoit que ce qui est dans son assiette devient de moins en moins bon et enlève l'envie de continuer à manger. Ce signal de satiété envoyé par le cerveau n'existe pas quand on mange vite. Les récepteurs nerveux qui se trouvent dans la bouche sont sensibles à la pression des aliments mâchés. Ils envoient aussi des signaux au centre de satiété.
Aliments mous
Notre alimentation est de plus en plus molle et c'est pourquoi certains n'hésitent pas à faire la relation entre cette mollesse et l'augmentation de l'obésité. On ne mâche pas les produits mous, le centre de satiété n'a donc pas le temps de faire son travail. Quand ils sont présents, il faut prendre le temps de les manger lentement, en les gardant suffisamment longtemps dans la bouche
Jus de fruits et boissons sucrées
Le cerveau n'a pas le temps de comptabiliser les glucides et les calories contenues dans les jus de fruits et les boissons sucrées car ils passent tout droit. Ceux-ci n'induisent pas la satiété. C'est pourquoi au petit déjeuner, mieux vaut oublier le sacro-saint jus d'orange et manger un fruit, orange ou autre selon les saisons.
Maigrir en mangeant lentement
C'est possible lorsque l'on est vorace. En rééduquant son comportement alimentaire, en s'obligeant à retrouver la bonne habitude de manger lentement, en écoutant les signaux de satiété, on mange forcément moins. On diminue ainsi son apport énergétique sans autre effort. On peut s'y obliger en posant ses couverts entre chaque bouchée. En prenant aussi le temps d'apprécier les saveurs et les parfums du plat que l'on déguste et que l'on n'avale pas ! Pour s'en convaincre, il suffit de faire l'expérience avec un morceau de chocolat. Si on le laisse fondre lentement dans la bouche, - et cela peut prendre plusieurs minutes - on se sentira bien plus apaisé que si on l'a vite croqué et avalé.
Respirez par le ventre : c'est bon pour déstresser, digérer ...et se muscler
On respire grâce à nos poumons ! Certes, mais on oublie souvent que la respiration requiert la participation de nombreux muscles, dont le diaphragme, lequel peut aussi être sollicité par le ventre. C'est ainsi qu'apprendre à respirer par le ventre est particulièrement bénéfique, même pour le fonctionnement intestinal.
Poumons/diaphragme/ventre : rappel anatomique
Nos poumons sont protégés par le thorax et reposent sur le diaphragme. A l'inspiration, nos poumons se gonflent, mais l'expansion thoracique est limitée par la présence des os thoraciques. En revanche, vers le bas (vers le ventre), il existe une zone plus souple que les poumons peuvent utiliser pour une plus grande expansion.
Parallèlement, la respiration par le ventre stimule notre diaphragme, ce qui facilite la respiration et donc l'oxygénation de tous nos organes.
En état de plénitude et de calme, c'est notre ventre qui se gonfle à l'inspiration car les poumons se distendent vers le bas. En revanche, en cas de stress, le diaphragme se tétanise, empêchant les poumons de descendre vers le bas. Résultat, la respiration est thoracique et incomplète.
Apprendre à respirer par le ventre aide donc à la respiration et à la relaxation, mais contribue également à muscler votre ventre, ce qui est bénéfique au fonctionnement intestinal et donc à la digestion. Autrement dit, respirer par le ventre n'apporte que des bénéfices.
Exercice pour apprendre à respirer par le ventre
1) Installez-vous dans un endroit calme et silencieux. Placez-vous debout, jambes tendues, et penchez-vous légèrement vers l'avant, sans forcer, tête et épaules relâchées. Posez délicatement une main sur votre ventre, juste pour bien ressentir les mouvements de votre ventre.
2) Imaginez que votre ventre est une cabine d'ascenseur qui monte et qui descend : Lorsque vous inspirez, gardez votre thorax plat, et gonflez votre ventre comme pour faire descendre la cabine d'ascenseur le plus bas possible.
Lorsque vous expirez, laissez toujours votre thorax plat, et remontez le ventre en le creusant, comme si la cabine allait remonter jusqu'au-dessus du dos.
Une fois l'exercice assimilé, il peut aussi être pratiqué en position assise ou allongée.
A force de réaliser cet exercice, la respiration par le ventre deviendra naturelle et vous le ferez de plus en plus souvent sans y penser. Votre ventre va s'assouplir, tout en se musclant. En revanche, ayez le réflexe de respirer par le ventre en cas de stress, pour vous relaxer, en cas de maux de tête, etc.
Comment le sport peut-il vous aidez à maigrir ?
Avec notre vie devenue bien trop sédentaire, l'embonpoint est là et le surpoids nous guette. La plupart des régimes sont difficiles à suivre et souvent peu suivis d'effet à long terme. La pratique d'une activité physique peut apporter une solution, à condition de bien la choisir, de bien la pratiquer et de l'intégrer dans son quotidien durant toute sa vie. Quelques conseils.
L'objectif pourrait se résumer ainsi : la continuité dans la modération.
1. Quel type d'activité physique ?
Privilégiez les exercices aérobics légers tels que la marche. Ce type d'activité mobilise davantage les lipides que les glucides comme carburant. Et c'est bien l'objectif : perdre de la masse grasse.
2. Un démarrage en douceur
Si vous partez d'une vie sédentaire, débutez très progressivement, avec des exercices physiques d'intensité légère ou modérée et de courte durée (20 à 30 minutes par séance). Un démarrage intense et brusque risque de vous fatiguer inutilement et de vous décourager.
3. Quelle est la bonne durée ?
Après une adaptation en douceur, visez la longueur. Sachez que plus votre séance sera longue, plus l'effet sera important. Par exemple, plus vous marcherez longtemps, plus votre organisme puisera dans ses réserves graisseuses. Il est donc parfois préférable de marcher à une allure modérée à vive durant une heure, que de courir une vingtaine de minutes. Mais à chacun de trouver la bonne mesure, c'est-à-dire celle qui lui convient, notamment en fonction de ses habitudes de vie préalables (degré de sédentarité).
4. A quelle fréquence ?
Les effets ne sont pas instantanés, mais cumulatifs ! Vous devez donc pratiquer un peu tous les jours et non beaucoup une ou deux fois par semaine.
5. Soyez patient
L'effet de l'exercice physique sur votre bilan énergétique va s'opérer graduellement. Vous devez persévérer en attendant de constater des résultats significatifs. Pour vous motiver, sachez que plus vous habituez votre organisme à puiser dans ses réserves de lipides en pratiquant des exercices aérobics, plus il va privilégier les lipides comme carburant, réservant les glucides pour les efforts intenses et les situations d'urgence. Ensuite, sachez que les premiers tissus graisseux que vous perdrez se situeront dans la partie haute du corps (épaules, dos, ventre, bras), avant de concerner les fesses et les cuisses. Ne vous découragez pas...
Isabelle Eustache
08/10/2007
Est-il judicieux de mettre du light dans son assiette ?
Le succès des produits " light " ne cesse de croître. Aujourd'hui, les allégés s'intègrent dans tous les rayons, salés ou sucrés : gâteaux, chocolat, chewing-gum, beurre, margarine, plat cuisiné, snack, etc. Pourquoi ? Sont-ils efficaces ? A qui s'adressent-ils ?
Le paradoxe des produits light
Deux tendances opposées se sont développées en parallèle. L'une est l'engouement pour les produits allégés, suscité par la baisse des besoins énergétiques due à la sédentarité et « l'idéal minceur ». L'autre est la mise à disposition en permanence d'une nourriture de plus en plus riche et de plus en plus grasse et sucrée favorisant une surconsommation calorique. C'est ainsi que l'homme a cherché des alternatives aux produits hypercaloriques qui respectent les nouveaux modes de consommation : goût sucré, snack, onctuosité des textures lipidiques, etc. Ici, les produits " light " pourraient correspondre à l'envie de pouvoir soustraire des calories sans abandonner le plaisir.
Du light en sucre et en gras
En pratique, on distingue deux types d'allègement : l'allègement en gras et l'allègement en sucre.
Afin de diminuer la consommation de sucre (saccharose), tout en préservant la saveur sucrée, on recourt aux édulcorants intenses : saccharine, aspartame, acésulfame et polyols. Une fois incorporés dans les produits alimentaires, ces derniers sont dits " light ". Par ailleurs, les édulcorants intenses sont vendus en comprimés ou en poudre afin de sucrer vous-même vos aliments, vos boissons, vos desserts.
Concernant l'allègement en graisses, on peut soustraire des matières grasses, comme c'est le cas avec les produits laitiers (écrémés ou partiellement écrémés), fabriquer des sauces à faible teneur en lipides ou encore alléger le beurre et la margarine. Mais on peut aussi remplacer les matières grasses par une substance mimant l'onctueux et la texture des lipides. C'est le cas de certains dérivés de fibres alimentaires (issus du tapioca, du maïs, de gommes ou d'algues), des polyesters de saccharose et de l'olestra.
Les produits light sont-ils bénéfiques ?
La réponse est décevante. Aucune étude ne permet de dire qu'ils prolongent l'espérance de vie, diminuent le risque de cancer ou évitent les accidents vasculaires ou cardiaques. De la même façon, il n'est pas prouvé qu'ils permettent de maigrir ou de contrôler son poids à long terme.
En théorie, ils devraient faciliter la mise en place des régimes hypocaloriques. Mais à condition de soustraire réellement les calories. C'est-à-dire qu'il ne faut pas manger un gâteau en plus sous prétexte qu'il est light, mais manger un gâteau light à la place d'un gâteau normal.
Il ne faut pas manger du light en plus, mais du light à la place du normal. Voici quelques exemples : remplacer six morceaux de sucre par jour dans votre café ou votre thé par des édulcorants retire 120 calories de votre ration énergétique quotidienne ; remplacer 30g de beurre (216 cal) par 30g de beurre allégé (108 cal) permet d'économiser 108 calories ; mais remplacer 10g de chocolat (54 cal) par 10g de chocolat allégé (50 cal) n'épargne que 4 calories.
Certains essais cliniques menés chez des obèses et des sujets de poids normal montrent que l'allègement en lipides est efficace car peu compensé, et qu'il permet effectivement une baisse des apports énergétiques et une perte de poids. Mais dans la vie courante, il n'est pas certain que la prise de ces produits allégés ne soit pas compensée par une consommation accrue d'autres produits. Ce phénomène se retrouve avec les édulcorants.
Et ensuite, reste l'interrogation de faire subsister les bénéfices.
En conclusion, ce que l'on peut retenir c'est que les produits allégés seuls ne représentent pas une solution miracle. Utilisés judicieusement, ils peuvent aider au suivi d'un programme de diminution du poids, comprenant activité physique et alimentation équilibrée, sans que cela soit irréfutablement prouvé.
Quant aux personnes qui font attention à leur ligne, elles peuvent en tirer des bénéfices, à condition de ne pas utiliser ces produits comme prétexte pour manger davantage.
Moins on dort, plus on mange
Selon les résultats de deux études publiées simultanément, le manque de sommeil stimule l'appétit et diminue la sensation de satiété. Ce phénomène pourrait tout simplement être lié à l'augmentation de l'obésité...
Aujourd'hui, nous dormons deux heures de moins qu'il y a une cinquantaine d'années. Or la restriction de sommeil peut se répercuter sur les hormones régulatrices de l'appétit. C'est ainsi qu'une équipe de chercheurs américains s'est intéressée à la ghréline et à la leptine. La ghréline est une hormone produite par l'estomac, qui stimule l'appétit. La leptine est une hormone produite par les adipocytes (les cellules graisseuses), qui inversement stimule la satiété.
Le taux de ces hormones, ainsi que les habitudes de sommeil de 1.000 volontaires âgés de 30 à 60 ans, ont été étudiés durant une période de cinq ans. Une augmentation de 15% de la ghréline et une diminution de 15,5% de la leptine sont observées chez les sujets dormant en moyenne cinq heures, par rapport à ceux qui font des nuits de huit heures.
On constate également que l'indice de masse corporelle (IMC : le rapport du poids sur la taille au carré) est proportionnel à la diminution du temps de sommeil. Ainsi, les sujets dormant cinq heures par nuit ont un IMC qui augmente de 3,6%, comparativement aux volontaires dormant huit heures.
La seconde étude montre que ces modifications hormonales apparaissent très rapidement, dès deux nuits consécutives d'un sommeil d'une durée inférieure à quatre heures.
Selon ces données, la réduction du temps de sommeil qui caractérise l'évolution des sociétés industrialisées, pourrait jouer un rôle favorisant l'épidémie d'obésité.
Alors, pour lutter contre la prise de poids, il conviendrait d'ajouter au régime et à l'exercice physique, des conseils portant sur la durée de sommeil !
On a tous en tête la caricature des sportifs se couchant tôt et des sédentaires veillant tardivement devant la télé...
Magnésium : l'anti-stress par excellence
Minéral absolument indispensable au métabolisme, le magnésium exerce, entre autres, un effet sédatif sur le plan nerveux.
Mais comme l'organisme n'en fabrique pas lui-même, il doit puiser le magnésium dans l'alimentation.
Or, on estime que 15 à 20% de la population se trouvent dans une situation de subcarence.
Attention : carences !
Des carences en magnésium - qui se traduisent par de la fatigue, de l'irritabilité, des palpitations, voire des insomnies - s'observent fréquemment chez les personnes qui suivent des régimes amaigrissants trop draconiens (certains aliments riches en magnésium le sont aussi, malheureusement, en calories), les femmes enceintes, les sportifs et les grands consommateurs d'alcool. Mais pas seulement.
En effet, certaines techniques agro-alimentaires entraînent un appauvrissement du taux de magnésium de certaines denrées. A titre d'exemple, après élaboration, le pain blanc perd une partie de son magnésium. Par ailleurs, il faut savoir que seulement un tiers du magnésium consommé au cours d'un repas est réellement absorbé par l'organisme.
Enfin, le surmenage et le stress en général sont également de grands consommateurs de magnésium.
Un minéral de choc
Le magnésium est le minéral anti-stress par excellence. Or, les réserves dans l'organisme ne durent que quelques jours. Il faut donc renouveler le stock car une carence en magnésium nous rend encore plus susceptible au stress. Pour mettre un terme à ce cercle vicieux, il faut donc consommer des aliments contenant ce minéral - principalement des céréales complètes, des fruits oléagineux, des légumineuses, du soja ou du chocolat (de préférence noir) - ou avoir recours à des compléments. Parallèlement, l'organisme a aussi besoin de davantage de vitamines du groupe B pour maintenir un fonctionnement optimal des cellules nerveuses.
Enfin, un déficit en vitamine C, même minime, peut également réduire les capacités de l'organisme à mieux réagir face au stress.
Genovefa Etienne, journaliste santé
16/01/2006
Les fringales nocturnes pourraient être pires que le grignotage dans la journée.
Grignoter au milieu de la nuit fait prendre davantage de poids que d’avaler des encas dans la journée, estiment des chercheurs de l’université Nothwestern dans l’Illinois, dont l’étude est publiée dans la dernière édition de la revue Obesity.
Selon ces chercheurs, manger à des heures qui sont en contradiction avec les rythmes naturels du corps, comme la nuit lorsqu’il est censé dormir, pourrait perturber le métabolisme et provoquer une prise de poids. Des rats de laboratoire nourris avec des aliments gras pendant leurs heures de sommeil habituelles ont pris jusqu’à 48% de poids en plus que des rats nourris à l’identique, pendant leurs heurs de réveil habituelles.
Modifier les heures de prise de nourriture sans toucher à la quantité globale de calories ingérées ni à l’exercice physique pratiqué, peut être très important, dans la lutte contre l’obésité, qui touche 300 millions de personnes dans le monde. La température du corps, la dépense énergétique au repos, les hormones et la qualité du sommeil sont autant de facteurs qui jouent sur le métabolisme, soulignent les chercheurs.
Les spécialistes recommandent fortement d’éviter tout grignotage nocturne, et de se nourrir suffisamment dans la journée.
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